Accéder au contenu principal

Migmar Dhondup

















Le 27 octobre 2008, la Cour Populaire intermédiaire de Lhassa a condamné Migmar Dhondup (米玛顿珠) (ch. Mima Dunzhu) à 14 ans de prison et 5 ans de privation de ses droits politiques. Actuellement, il purgerait sa peine à la prison de Qushui (Chushur) où sont enfermés les prisonniers politiques de longues
peines.
Agé d’une petite trentaine d’années, originaire de Dingri (ch. Tingri Xian) Préfecture de Shigatse (ch.Xigaze) dans la Région Autonome du Tibet, ce jeune homme, qui a reçu une bonne éducation et maîtrise parfaitement l’anglais (Il a été diplômé en 1995 d’une Ecole de commerce) était guide à Lhassa avant son arrestation. Il a fait partie d’une ONG engagée pour le développement communautaire. Il est aussi connu pour être un défenseur de l’environnement.
Il est l’ami de Wangdue, condamné à la prison à vie, dont le cas a été précédemment proposé pour une action de Tibet Lib (mars 2009)
Avec Wangdue, il a été accusé d’espionnage (Article 110 de la Loi Criminelle chinoise) pour avoir, soit disant, été en relation avec des « organisations étrangères » en particulier avec le Département de la Sécurité du gouvernement tibétain en exil, à Dharamsala en Inde.
Selon les autorités chinoises, l’administration tibétaine en exil aurait transmis des CDs et des tracts appelant la population tibétaine à manifester, à se soulever et incité au « séparatisme »
Wangdue et Migmar Dhondup auraient ensuite distribué ces documents à travers le Tibet.
Avant et après les manifestations du 14 mars 2008 à Lhassa, les accusés auraient « réuni des informations relatives à la sécurité et les intérêt de l’Etat » puis les auraient envoyées à la « Clique du Dalaï Lama »
L’accusation contre Migmar Dhondup porterait aussi sur l’« envoi illégal de renseignements à l’étranger (Article 111)


Propositions de lettres en français et en anglais :

Monsieur ou Madame ……………………… (Nom de la personne)
Je vous écris pour vous faire part de mon inquiétude au sujet de l’emprisonnement et la situation actuelle de Migmar Dhondup (米玛顿珠)
Migmar Dhondup est un laïc tibétain, guide touristique à Lhassa qui a été condamné le 27 octobre 2008 pour espionnage par la Cour Populaire de Lhassa (Article 110 de la Loi Criminelle) pour son rôle présumé dans « un réseau de renseignements souterrain » et accusé de récupérer des renseignements concernant la sécurité et les intérêts de l’Etat et de les transmettre à la « Clique du Dalaï » avant et à la suite de « l’incident du 14 mars »
La lourde peine de 14 ans de prison et 5 ans de privation des droits politiques semble essentiellement avoir pour but de sanctionner son droit à la liberté d’expression et d’information, particulièrement à l’étranger.
Dans ce cas, je vous demande d’obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Migmar Dhondup.
Je réclame aux autorités de la Région Autonome du Tibet de préciser publiquement où est cet homme et de fournir des garanties immédiates de sa sécurité.
De plus, je requiers que le gouvernement chinois accorde à sa famille la permission de lui rendre visite régulièrement, garantisse l’accès à son avocat et à tout traitement médical dont il pourrait avoir besoin.

J’attends votre réponse à mes préoccupations.
Avec mes meilleures salutations,

Nom, Prénom, Adresse


Mr ou Mrs………… (Nom de la personne)
I am writing to express my deep concern for the ongoing imprisonment and current condition of Migmar Dhondup (米玛顿珠)
Migmar Dhondup is a Tibetan lay person, a tourist guide in Lhasa who was sentenced on October 27th 2008 by the Lhasa Intermediate People’s Court on charges of espionage (Criminal Law, Art 110) for his alleged role in “an underground intelligence network” and accused of collecting "intelligence concerning the security and interests of the state and providing it to the “Dalai clique” prior to and following the 'March 14' incident".
The harsh sentencing of 14 years imprisonment and 5 years deprived of political rights seems to merely aim at sanctioning his right to freedom of expression and information, especially abroad.
In that case, I urge you to obtain immediate and unconditional release for Migmar Dhondup.
I call on the Tibetan Autonomous Region authorities to clarify publicly the current whereabouts of this man and to provide immediate guarantees for his safety.
I further request that the Chinese government grant permission for his family to visit him on regular basis, guarantee access to his lawyer and any medical treatment he may require.
I anxiously await your reply
Sincerely,

Nom, Prénom, Adresse

Propositions d’adresses auxquelles envoyer les courriers :

(1,25 euro pour affranchissement d’une lettre de moins de 20 grammes à partir de la France à destination de la Chine)

Monsieur le Premier Ministre (Prime Minister)
Mr. Wen Jiabao
Guojia Zongli
The State Council General Office
2 Fuyoujie, Xichengqu,
Beijingshi 100017
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Fax: +86 10 65961109 (c/o Ministry of Foreign Affairs)


Madame la Ministre de la Justice (Minister of Justice)
Mrs. Wu Aiying
Buzhang Sifabu
10 Chaoyangmen Nandajie
Chaoyangqu
Beijingshi 100020
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Tel: +86 10 8313 9065
Tel: +86 10 6520 6706
Fax: +86 10 8313 9051
Fax: +86 10 6529 2345
minister@legalinfo.gov.cn
pfmaster@legalinfo.gov.cn


Monsieur le Président de la Cour Populaire Suprême de la République Populaire de Chine
President of the Supreme People’s Court of the People’s Republic of China
Wang Shengjun Yuanzhang
Zuigao Renmin Fayuan
27 Dongjiaomin Xiang
Beijinshi 100745
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)


Propositions d’adresses auxquelles envoyer copies de vos courriers :

Monsieur le Gouverneur de la prison de Qushui (Governor of Qushui Prison)
Qushui Jian Yu
Xizang Lasa Shi 850600
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine
Kong Quan
Ambassade de Chine
11, avenue George V
75008 Paris
chinaemb_fr@mfa.gov.cn
Fax : 01 47 20 24 22
(ou l’Ambassadeur de Chine dans votre pays)

Mr Jean-Marc Ayrault (ou le Ministre des Affaires Etrangères de votre pays)
Ministère des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75 007 Paris
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/bacou/default.asp?code=actu
(Rubrique : « Réactions à l’actualité internationale »)


Merci de transmettre les copies des éventuelles réponses des autorités à :

Monique Dorizon
13 rue Charles Maréchal
78300 Poissy France
moniquedorizon@hotmail.com

Posts les plus consultés de ce blog

Action Tibet Post

Tibet Post: Parrainage personnel d'un prisonnier tibétain Vous recevez par mail le dossier de votre filleul comportant les renseignements connus le concernant, des modèles de lettres (en français et en anglais) à envoyer aux autorités chinoises, l’adresse de celles-ci, éventuellement celle de la prison.   Vous enverrez alors le plus régulièrement possible des lettres aux différentes autorités afin de favoriser la libération de celui qui est devenu votre filleul. Il ne s’agit en aucun cas d’un parrainage matérialisé  par l’envoi de colis ou de visite au prisonnier. Il ne vous sera jamais demandé de contribution financière Pour participer à cette action, adressez un mail à: mlcdorizon@gmail.com           en mentionnant "Je désire parrainer un prisonnier tibétain" ainsi que vos nom et prénom. Cette action est soutenue par les Tibétains de l'intérieur et de l'exil.

Tsegon Gyal

Tsegon Gyal    (次贡杰, 次贡塔) Tsegon Gyal est né le 12 août 1963 dans une famille de nomades du village de Yakmo, en Amdo, province chinoise du Qinghai. Tout d’abord, pendant plusieurs années, il a été instituteur dans un village de l’Amdo. Puis, ayant réussi un examen de journalisme, il a travaillé pour un journal spécialisé dans les affaires juridiques et administratives, « Qinghai Legal Daily » mais aussi pour le « Qinghai Tibetan News ». En 1989 (date approximative), il a été arrêté et détenu pendant un mois pour avoir parlé de l’expansion de la littérature tibétaine et du déclin de l’éducation tibétaine lors d’une conférence publique. Cela l’a empêché de travailler en tant que journaliste et ses écrits ont été censurés. Cependant, il a pu se présenter à un concours d’entrée dans une école de police et, après ses études, a été employé comme policier. Ensuite, il a été arrêté par le PSB à son domicile le 7 mai 1993. Il a été jugé en même temps que ses amis L...

Adruk Lopoe a été libéré le 21 août 2017

Adruk Lopoe (ch. Lubo), est né en 1962 dans le village de Yonru Kharshul, township de Ponkar, Comté de Lithang, Préfecture autonome du Tibet (TAP) de Kardze, Province du Sichuan. Très tôt, il est entré au monastère de Lithang. Devenu maître de chant (Tib: Omzey) du monastère et maître de discipline (Tib : Geykoe) au Monastère de Yonru Rabgyeling dans le Comté de Lithang. Faire partie de l’administration d’un monastère est aujourd’hui une position difficile dans le cadre de campagnes politiques répressives. En 1997-1998, au plus fort de la campagne d’« Education patriotique » intitulée « Aimer la religion, aimer le pays » menée par les autorités chinoises dans les couvents et monastère du Tibet, Adruk Lopoe avait alors été nommé Représentant Directeur du Comité d’Organisation Démocratique (DMC) du Monastère de Lithang. Cependant, Adruk Lopoe a renoncé à ce poste, comprenant parfaitement sa ramification spirituelle et politique contraire à ses vœux, puisqu’il aurait du dénoncer...