Accéder au contenu principal

Namkha Gyaltsen a été libéré

Namkha Gyaltsen

a été libéré en avril 2014

Namkha Gyaltsen est un moine de 27 ans, originaire de la province du Sichuan.
Il fait partie des moines maîtres de chant du monastère de Ganzi. Celui- ci comporte 500 personnes appartenant au groupe de moines bouddhistes Gelukpa ou « Bonnets jaunes » dont fait partie le Dalaï lama.
Namkha Gyaltsen est accusé d’avoir peint, en mars 2005, en compagnie d’un ami laïc, peintre de profession, des slogans séparatistes sur des bâtiments gouvernementaux à Ganzi ainsi que sur deux ponts métalliques situés près du monastère. D’autre part, il aurait fait circuler des affiches favorables à l’indépendance (« Libérez le Tibet » « Droits de l’Homme pour les Tibétains »)
Avec deux autres moines, Namkha Gyaltsen a distribué des petits livres indépendantistes dans le marché aux légumes et à l’extérieur de magasins dans le Comté de Kardze, en juillet 2005, au moment de la célébration de la fondation du Parti communiste chinois. Mais alors, aucun d’entre eux n’a été arrêté.
Pendant environ trois mois, leur action politique n’a pas été découverte mais plus tard la police locale a été informée.
Elle a ensuite lancé une vaste campagne de recherche. Les quatre hommes décidèrent alors de fuir le pays. Ce fut en octobre 2005.
Le peintre est parti à Lhassa, suivi bientôt par les trois moines. Ils sont restés 15 jours environ à Lhassa.
Ayant appris que 5 officiers de police étaient à leur recherche dans Lhassa, ils partirent pour Shigatse (ch. Rigeze) Mais leur véhicule fut arrêté à un point de contrôle sur un pont et la police les arrêta.
Ils furent alors emmenés à la prison de Shigatse, battus et détenus pendant une semaine puis envoyés en prison dans leurs régions d'origine respectives.
Namkha Gyaltsen fut accusé d’avoir organisé des activités séparatistes dans le Comté de Ganzi durant le mois de juillet. Il a été probablement condamné à 8 ans de prison.
Il serait actuellement emprisonné à la prison de Ngaba (ch. : Aba)
Des tensions entre Tibétains et autorités chinoises se produisent régulièrement dans la préfecture autonome Tibétaine de Ganzi.


Proposition de lettre en français :

Monsieur (ou Madame) le …

Namkha Gyaltsen, moine tibétain originaire de Thinley Lado, maître de chant au monastère de Ganzi (Sichuan) a été accusé d’avoir peint en mars 2005 des slogans séparatistes sur les murs de bâtiments gouvernementaux et fait circulé des affiches favorables à l’indépendance du Tibet.
Sa peine pourrait être de 8 années de prison.
Namkha Gyaltsen a exercé sa liberté d’opinion reconnue par la Chine dans sa propre Constitution et la Déclaration Universelle des droits de l’Homme.
Je vous serais reconnaissant (e) de bien vouloir faire respecter ces textes fondamentaux et libérer Namkha Gyaltsen immédiatement et inconditionnellement.
Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, mes meilleures salutations.

Nom
Prénom
Adresse
Signature

Proposition de lettre en anglais :

Dear (Titre)

Namkha Gyaltsen, a tibetan monk from Thinley Lado, choir master in Ganzi monastery (Sichuan) was accused of painting separatist slogans on the walls of government buildings and circulating pro- independence posters in March 2005.
Namkha Gyaltsen could be sentenced to eight years’ imprisonment.
Namkha Gyaltsen used his freedom of opinion, recognized by China in its own Constitution and the Universal Declaration of Human Rights.
I would be grateful to you if you would enforce these fundamental texts and release Namkha Gyaltsen immediately and unconditionally.
Yours sincerely,

Nom
Prénom
Adresse
Signature

Propositions d’adresses d’envoi de vos courriers :

Madame le Ministre de la Justice (Minister of Justice)
Wu Aijing
Buzhang
Sifabu
10 Chaoyangmen Nandajie
Chaoyangqu
Beijingshi 100 020
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

Fax 00 86 10 65 29 23 45
minister@legalinfo.gov.cn
pfmaster@legalinfo.gov.cn

Monsieur le Président du Gouvernement Populaire de la Province du Sichuan (Governor of the Sichuan Provincial People’s Government)
Sichuansheng Renmin Zhengfu
30 Duyuanjie Jinjiangqu
Chengdushi 610016
Sichuansheng,
République Populaire de Chine ((People’s Republic of China)

Monsieur le Président du Département de la Justice de la Province du Sichuan (Director of the Sichuan Provincial Department of Justice)
Sichuansheng Sifating
24 Shangxiangjie
Chengdushi 610015
Sichuangsheng
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

(1,25 euro pour un envoi de moins de 20 grammes vers la Chine à partir de la France ou enveloppes internationales disponibles à la Poste)

Copie de vos courriers à:

Monsieur Laurent Fabius
Ministère des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75 007 Paris

Monsieur l’Ambassadeur
Zhaï Zun
Ambassade de Chine
11 Avenue George V
75008 Paris France
chinaemb_fr@mfa.gov.cn
Fax : 01 47 20 24 22

ou l'Ambassadeur de Chine dans votre pays.

Au cas où des réponses de ces autorités chinoises ou françaises vous parviendraient, merci de m’en avertir.

Monique Dorizon
13 Rue Charles Maréchal
78300 Poissy
France
moniquedorizon@hotmail.com

Posts les plus consultés de ce blog

Action Tibet Post

Tibet Post: Parrainage personnel d'un prisonnier tibétain
Vous recevez par mail le dossier de votre filleul comportant les renseignements connus le concernant, des modèles de lettres (en français et en anglais) à envoyer aux autorités chinoises, l’adresse de celles-ci, éventuellement celle de la prison. Vous enverrez alors le plus régulièrement possible des lettres aux différentes autorités afin de favoriser la libération de celui qui est devenu votre filleul. Il ne s’agit en aucun cas d’un parrainage matérialisé par l’envoi de colis ou de visite au prisonnier.
Il ne vous sera jamais demandé de contribution financière
Pour participer à cette action, adressez un mail à: moniquedorizon@hotmail.com           en mentionnant "Je désire parrainer un prisonnier tibétain" ainsi que vos nom et prénom.
Cette action est soutenue par les Tibétains de l'intérieur et de l'exil.

Tashi Wangchuk

Tashi Wangchuk Zhaxi Wangzhu, 扎西旺珠
Tashi Wangchuk, 30 ans, originaire du Kham tibétain (Qinghai) possède une boutique et vend des produits régionaux sur Internet. Lorsque les fonctionnaires ont fermé une école dirigée par des moines pour qu’elle cesse d'offrir des cours de langue tibétaine aux laïcs, Tashi Wangchuk a cherché un endroit où ses deux nièces adolescentes pourraient continuer à étudier le tibétain. Il n’en a pas trouvé, même si la région est majoritairement tibétaine. Pour avoir exprimé ses inquiétudes au sujet des jeunes Tibétains incapables de parler couramment leur propre langue à cause de la politique d’éducation de la Chine, les autorités ont détenu Tashi Wangchuk, le 27 janvier 2016. « La culture de notre peuple se fane et elle est en voie de disparition. », « Mon objectif est de changer un peu les choses, afin d’avancer dans la préservation d’une part de la culture de notre nation », a-t-il dit. Tashi Wangchuk estime que la langue tibétaine non utilisée dans les…

Tsegon Gyal

Tsegon Gyal   (次贡杰, 次贡塔)

Tsegon Gyal est né le 12 août 1963 dans une famille de nomades du village de Yakmo, en Amdo, province chinoise du Qinghai.
Tout d’abord, pendant plusieurs années, il a été instituteur dans un village de l’Amdo.
Puis, ayant réussi un examen de journalisme, il a travaillé pour un journal spécialisé dans les affaires juridiques et administratives, « Qinghai Legal Daily » mais aussi pour le « Qinghai Tibetan News ».
En 1989 (date approximative), il a été arrêté et détenu pendant un mois pour avoir parlé de l’expansion de la littérature tibétaine et du déclin de l’éducation tibétaine lors d’une conférence publique. Cela l’a empêché de travailler en tant que journaliste et ses écrits ont été censurés.
Cependant, il a pu se présenter à un concours d’entrée dans une école de police et, après ses études, a été employé comme policier.
Ensuite, il a été arrêté par le PSB à son domicile le 7 mai 1993. Il a été jugé en même temps que ses amis Lukhar Sham (Lukhar Jam ou Lupe…