Accéder au contenu principal

Washul Dotruk





Washul Dotruk, 51 ans, habitait le township de Dungda, Comté de Pema (ch : Banma), Préfecture de Golog (Guolo), Province du Qinghai.
Il a été arrêté pour s’être impliqué le 3 décembre 2012 dans l’immolation du moine Lobsang Gendun
en tentant d’empêcher la police de s’emparer du corps de son ami. 
Plus tard, avec d’autres Tibétains, il a emmené le corps de Lobsang Gendun au monastère de Pema pour que les rituels funéraires soient faits.
Il a été arrêté par la police deux jours après cette immolation, puis, à une date inconnue, condamné à 10 ans de prison par un tribunal de Huzhou, situé près de la capitale provinciale Zilling (Xining).

Précédemment, en 2008, Washul Dotruk avait été détenu pendant plusieurs mois pour avoir « mené des manifestations tibétaines contre les autorités chinoises », déplacé de prison en prison jusqu’à Golog avant d’être libéré.
Le père de Washul Dotruk s’appelle Trabum, il est âgé de 84 ans et sa mère, Shigemu, aurait plus de 80 ans.

En août 2015, des informations sont parvenues faisant état de sa mauvaise santé.
Les visites de ses parents, maintenant très âgés, ne sont pas autorisées.
Précédemment, ceux-ci n’ont obtenu qu’une seule visite, il y a quelques années.
Un de ses proches a pu lui rendre visite au début de cette année. Washul Dotruk était très faible et souffrait d’une blessure à la jambe faite lors de sa détention.

Proposition de lettre en anglais :

Dear …. (Minister, Director ou President, selon le destinataire)

I am writing to express my concern about the Tibetan prisoner Washul Dotruk (Waxu Duozhu, 娃徐多珠), a resident and a Tibetan community leader of township of Dungda, County of Pema (Banma), Prefecture of Golog (Guolo), Province of Qinghai.
On 5 December 2012, he was arrested and then sentenced to 10 years in prison by a court in Huzhou for attempting to take the body of Lobsang Gendun (Luosang Gendun, 洛桑根敦)after his self-immolation on 3 December for the last rituals.
But he was committing no crime, only expressing the peaceful belief of the community.
Your government has suppressed the rights of these Tibetans to peacefully express their belief, particularly in time of funerals.
Although his family has attempted to visit him, they have not been allowed to see him.
Furthermore, nowadays Washul Dotruk is in a very precarious state of health.
Consequently, the continued detention of Washul Dotruk is not only denying him full access to adequate and appropriate medical treatment, but it is also a continuing violation of international human rights standards.
Yours sincerely,

Nom, prénom, adresse, signature

Ou en français:

Monsieur ou Madame le (ou la) …….. (Ministre, Directeur ou Président, selon le destinataire)

Je vous écris pour exprimer mon inquiétude à propos du prisonnier tibétain Washul Dotruk (Waxu Duozhu, 娃徐多珠), habitant et chef de la communauté tibétaine du township de Dungda, Comté de Pema (Banma), Préfecture de Golog (Guolo), Province du Qinghai.
Le 5 décembre 2012, il a été arrêté puis condamné à 10 ans de prison par un tribunal de Huzhou pour avoir tenté de prendre le corps de Lobsang Gendun (Luosang Gendun, 洛桑根敦) après son auto-immolation, le 3 décembre, pour les derniers rituels.
Mais il ne commettait aucun crime, exprimant seulement la croyance pacifique de la communauté. Votre gouvernement a supprimé les droits de ces Tibétains d'exprimer pacifiquement leur croyance, en particulier en temps de funérailles.
Bien que sa famille ait tenté de lui rendre visite, ils n’ont pas été autorisés à le voir.
En outre, actuellement, Washul Dotruk est dans un état de santé précaire.
Par conséquent, le maintien en détention de Washul Dotruk est non seulement un déni de son accès total à un traitement médical adéquat et approprié, mais c’est également une violation continue des normes internationales des droits humains.
Avec mes meilleures salutations,

Nom, prénom, adresse, signature

Quelques propositions d’adresses auxquelles envoyer vos courriers :

Madame la Ministre de la Justice (Minister of Justice)
Ms. WU Aiying
Buzhang Sifabu
10 Chaoyangmen Nandajie
Chaoyangqu
Beijingshi 100020
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

 Monsieur le Directeur du Département de la justice du Qinghai (Director of the Qinghai Provincial Department of Justice)
Mr. WANG Shengde
Qinghaisheng Sifating
11 Nanshanlu
Chengzhong district
Xiningshi 81 0000
Qinghaisheng
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

Monsieur le Président de la Haute Cour Populaire provinciale du Qinghai (President Qinghai Provincial Higher People’s Court)
Mr. DONG Kaijun 
Qinghaiseng Gaoji Remin Fayuan
64 Xiguandajie
 Chengxiqu
Xiningshi 81 0000
Qinghaisheng
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

Une lettre de moins de 20 grammes doit être affranchie à 1,25 euro

Au cas où une réponse de l’une de ces autorités vous parviendrait, merci de me le faire savoir :

Merci pour votre fidélité dans l’action.
Monique Dorizon

Posts les plus consultés de ce blog

Action Tibet Post

Tibet Post: Parrainage personnel d'un prisonnier tibétain
Vous recevez par mail le dossier de votre filleul comportant les renseignements connus le concernant, des modèles de lettres (en français et en anglais) à envoyer aux autorités chinoises, l’adresse de celles-ci, éventuellement celle de la prison. Vous enverrez alors le plus régulièrement possible des lettres aux différentes autorités afin de favoriser la libération de celui qui est devenu votre filleul. Il ne s’agit en aucun cas d’un parrainage matérialisé par l’envoi de colis ou de visite au prisonnier.
Il ne vous sera jamais demandé de contribution financière
Pour participer à cette action, adressez un mail à: moniquedorizon@hotmail.com           en mentionnant "Je désire parrainer un prisonnier tibétain" ainsi que vos nom et prénom.
Cette action est soutenue par les Tibétains de l'intérieur et de l'exil.

Tashi Wangchuk

Tashi Wangchuk Zhaxi Wangzhu, 扎西旺珠
Tashi Wangchuk, 30 ans, originaire du Kham tibétain (Qinghai) possède une boutique et vend des produits régionaux sur Internet. Lorsque les fonctionnaires ont fermé une école dirigée par des moines pour qu’elle cesse d'offrir des cours de langue tibétaine aux laïcs, Tashi Wangchuk a cherché un endroit où ses deux nièces adolescentes pourraient continuer à étudier le tibétain. Il n’en a pas trouvé, même si la région est majoritairement tibétaine. Pour avoir exprimé ses inquiétudes au sujet des jeunes Tibétains incapables de parler couramment leur propre langue à cause de la politique d’éducation de la Chine, les autorités ont détenu Tashi Wangchuk, le 27 janvier 2016. « La culture de notre peuple se fane et elle est en voie de disparition. », « Mon objectif est de changer un peu les choses, afin d’avancer dans la préservation d’une part de la culture de notre nation », a-t-il dit. Tashi Wangchuk estime que la langue tibétaine non utilisée dans les…

Tsegon Gyal

Tsegon Gyal   (次贡杰, 次贡塔)

Tsegon Gyal est né le 12 août 1963 dans une famille de nomades du village de Yakmo, en Amdo, province chinoise du Qinghai.
Tout d’abord, pendant plusieurs années, il a été instituteur dans un village de l’Amdo.
Puis, ayant réussi un examen de journalisme, il a travaillé pour un journal spécialisé dans les affaires juridiques et administratives, « Qinghai Legal Daily » mais aussi pour le « Qinghai Tibetan News ».
En 1989 (date approximative), il a été arrêté et détenu pendant un mois pour avoir parlé de l’expansion de la littérature tibétaine et du déclin de l’éducation tibétaine lors d’une conférence publique. Cela l’a empêché de travailler en tant que journaliste et ses écrits ont été censurés.
Cependant, il a pu se présenter à un concours d’entrée dans une école de police et, après ses études, a été employé comme policier.
Ensuite, il a été arrêté par le PSB à son domicile le 7 mai 1993. Il a été jugé en même temps que ses amis Lukhar Sham (Lukhar Jam ou Lupe…