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Kalsang Tsultrim a été libéré



A été libéré le 3 octobre 2014


Le 27 juillet 2010, Kalsang Tsultrim (格桑楚臣) plus connu sous son pseudonyme chinois de « Gyitsang Takmig », a été arrêté par la police puis emmené au Centre de détention du Bureau de la Sécurité Publique (PSB) de Dzoege au Sichuan.
Kalsang Tsultrim, né en 1980, est un moine du monastère de Gyitsang Gaden Choekorling, Comté de Sang-chu (ch : Xiahe) Préfecture autonome tibétaine de Kanlho (ch : Gannan), Province du Gansu, un des lieux les plus agités lors des manifestations du printemps 2008.
A 13 ans, il a rejoint le monastère, puis en 2005 intégré l’Institut bouddhiste de la Province du Gansu, dont il a été diplômé en 2009.
Prenant des risques personnels considérables, le 18 juillet 2009 il a réalisé une vidéo puis l’a distribuée à 2500 exemplaires.
Devant la caméra, il évoque le manque de respect des droits humains des Tibétains, les souffrances, les luttes, les espoirs et lance un appel à l’aide au monde extérieur, notamment aux Nations Unies.
Kalsang Tsultrim a voulu distribuer cette vidéo aussi largement que possible à l’intérieur du Tibet, pour éduquer le public tibétain, imprégné quotidiennement de propagande sponsorisée par le gouvernement. (Voir la vidéo sur : http://www.tibetonline.tv/videos/71/appeal-about-the-plight-of-tibetans)
Kalsang Tsultrim est aussi écrivain. Parmi ses œuvres littéraires figure « Miyul La Phul Ve Sempa » (« Partager les pensées intérieures de mon cœur ») un livre illustrant les inquiétudes des Tibétains. Dans son exposé, Kalsang Tsultrim s’oppose au déplacement d’un grand nombre de nomades au nom du « développement », à l’extraction des ressources minérales du Tibet, à la destruction d’un environnement fragile, à la marginalisation économique et l’exclusion sociale des Tibétains, au manque de liberté … Il apporte son soutien au récent mouvement de boycott fermier, et dénonce la détention de milliers de Tibétains à la suite des manifestations de mars 2008.

Kalsang Tsultrim a été libéré le 15 octobre 2010 de la prison de Kanlho, sous réserve de ne pas avoir d’activité politique au cours des 6 prochains mois.
Puis, le 16 décembre 2010, il a de nouveau été arrêté.
Il a été convoqué au Bureau de la sécurité Publique (PSB) afin d’y être interrogé. Il n’a pas été libéré. Il a été maintenu au Centre de détention du PSB de Dzoege.
Le 30 Décembre 2011, Kalsang Tsultrim a été condamné à 4 ans d'emprisonnement par la Cour populaire intermédiaire de Kanlho (Gannan) Province du Gansu.

Proposition de courrier (à transformer à votre convenance) à adresser aux autorités chinoises. (0, 95 euro pour un envoi de moins de 20 grammes à partir de la France)

En français :

Mr (ou Mme) ………………. (Nom du responsable chinois)

Permettez-moi d’attirer votre attention sur le cas de M. Kalsang Tsultrim (格桑楚臣)(Gyitsang Takmig, Gesang Chuchen).
Kalsang Tsultrim, moine du monastère de Gyitsang Gaden Choekorling dans le Comté de Sang-chu (ch : Xiahe) Préfecture autonome tibétaine de Kanlho, Province du Gansu.
Il a été arrêté une première fois le 27 Juillet 2010 et une deuxième fois le 16 décembre 2010 par la police et emmené au Centre de détention du Bureau de la Sécurité Publique de Dzoege (Hezuo) Province du Sichuan.
Son travail très respecté comprenait des écrits et une vidéo sur la situation au Tibet afin d’exprimer ouvertement les sentiments et le vécu d'un peuple.
Que Kalsang Tsultrim ait été poursuivi pour ses écrits me préoccupe fortement.
Le droit à la liberté d'expression est garanti par l'Article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont la Chine est signataire, ainsi que par la Constitution chinoise.
L’emprisonnement de Kalsang Tsultrim et la condamnation à 4 ans de prison par la Cour populaire intermédiaire de Kanlho (Gannan), Province du Gansu semblent être en violation de ces deux règles juridiques.
Je demande que votre gouvernement révèle immédiatement tous les renseignements qu'il possède sur le traitement de M. Kalsang Tsultrim, et les détails de toute accusation légale faite contre lui.
J'aimerais avoir votre assurance que M. Kalsang Tsultrim n'est pas soumis à la torture ou autre mauvais traitement.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette question urgente.

Cordialement,

Nom, Prénom, Adresse, Signature


Ou en anglais :

Dear ………………………………… (Nom du responsable chinois)

Please allow me to draw your attention to the case of Mr. Kalsang Tsultrim (格桑楚臣)(Gyitsang Takmig, Gesang Chuchen)
Kalsang Tsultrim, a monk of Gyitsang Gaden Choekorling in Sangchu (ch : Xiahe) County, Kanlho Tibetan Autonomous Prefecture, Gansu Province.
He was first arrested on July 27, 2010 and a second time on December 16, 2010 by the police and taken to Dzoege (Hezuo) Public Security Bureau Detention Center, Sichuan Province.
His well-respected work has included writings and a video on the situation inside Tibet to give public expression to the emotions and experiences of a people.
I am seriously concerned that Kalsang Tsultrim has been sued for his writings.
The right to freedom of expression is guaranteed by Article 19 of the International Covenant on Civil and Political Rights, to which China is a signatory, as well as China’s own Constitution.
Kalsang Tsultrim's imprisonment and 4 year jail sentence given by the Kanlho Intermediate People's Court of Kanlho (Gannan), Gansu Provinceappear to be a violation of both of these legal instruments.
I request that your Government immediately reveals any information it has regarding the treatment of Mr. Kalsang Tsultrim, and the details of any lawful charge against him. I would like to receive your assurances that Mr Kalsang Tsultrim is not subjected to torture or other ill-treatment.
Thank you for your attention to this urgent matter.

Sincerely,

Nom, Prénom, Adresse, Signature

Propositions d’adresses d’envoi des courriers :

Madame la Ministre de la Justice (Minister of Justice)
Mrs. WU Aiying,
Buzhang Sifabu
10 Chaoyangmen Nandajie
Chaoyangqu
Beijingshi 100020
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

Monsieur le Ministre de la Sécurité Publique (Minister of Public Security)
Mr. MENG Jianzhu
Buzhang Gong’anbu
14 Dong Chang’anjie
Dongchengqu
Beijingshi 100741
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Fax: +86 10 63099216
Tel: + 86 10 6528 3344

Monsieur le Directeur du Département de la Sécurité Publique de la Province du Gansu (Director of the Gansu Provincial Department of Public Security)

Mr.WEI Zhenzhong Tinzhang
Gansusheng Gonganting
38 Qingyanglu
Chengguanqu
Lanzhoushi 730030
Gansusheng
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

Copies de vos courriers à :

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères
Monsieur Laurent Fabius (ou le Ministre des Affaires Etrangères de votre pays)
Ministère des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75 351 Paris
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/bacou/default.asp?code=actu
(Rubrique : « Réactions à l’actualité internationale »)

Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine (ou Ambassadeur de Chine dans votre pays)
Monsieur Kong Quan
Ambassade de Chine
11, avenue George V
75008 Paris
chinaemb_fr@mfa.gov.cn


Au cas où vous recevriez une réponse de l’une ou l’autre de ces autorités, n’oubliez pas de m’en faire part. Merci.

Bien sincèrement,
Monique Dorizon

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Tibet Post: Parrainage personnel d'un prisonnier tibétain
Vous recevez par mail le dossier de votre filleul comportant les renseignements connus le concernant, des modèles de lettres (en français et en anglais) à envoyer aux autorités chinoises, l’adresse de celles-ci, éventuellement celle de la prison. Vous enverrez alors le plus régulièrement possible des lettres aux différentes autorités afin de favoriser la libération de celui qui est devenu votre filleul. Il ne s’agit en aucun cas d’un parrainage matérialisé par l’envoi de colis ou de visite au prisonnier.
Il ne vous sera jamais demandé de contribution financière
Pour participer à cette action, adressez un mail à: moniquedorizon@hotmail.com           en mentionnant "Je désire parrainer un prisonnier tibétain" ainsi que vos nom et prénom.
Cette action est soutenue par les Tibétains de l'intérieur et de l'exil.

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