Accéder au contenu principal

Wangdue






















Wangdue (ch. Wangdul, 旺堆)* est âgé de 41 ans. Il est originaire du district de Dechen, Comté de Taktse, dans la municipalité de Lhassa, Région Autonome du Tibet.Il est marié et père de deux enfants.
Ancien moine du Jokhang, très engagé dans la lutte contre le Sida, il était employé par l’Institut Burnet, Organisation Non Gouvernementale australienne de recherche et de santé publique, impliquée à Lhassa depuis 2001. Wangdue travaillait à la prévention contre le Sida auprès des prostituées, dans les écoles des Comtés avoisinants. Son travail dans une ONG et ses contacts avec des étrangers et des Tibétains vivant à l’étranger l’ont vraisemblablement rendu suspect aux yeux du gouvernement Chinois.
Ancien prisonnier politique, Wangdue avait été précédemment arrêté le 8 mars 1989 pour son implication dans les manifestations de 1989 à Lhassa. Il avait alors été condamné à 3 ans de rééducation par le travail. Plus tard, sa condamnation avait été prolongée de 4 ans par la Cour Populaire Intermédiaire de Lhassa pour avoir participé à une révolte dans la prison de Sangyip. Avec 10 autres moines, il avait signé une pétition demandant l’indépendance du Tibet. Libéré en 1995, il n’avait pas été autorisé à réintégrer son monastère, suivant ainsi la loi chinoise pour les moines ayant été condamnés à des peines de prison.
Wangdue a été arrêté chez lui, le 14 mars 2008 à Lhassa, par des membres de la Sécurité Publique (PSB) alors que commençaient des manifestations dans la capitale tibétaine. Manifestations auxquelles il n’a pas participé.

Il a été condamné à la prison à vie et privation à vie de ses droits politiques, accusé de « mise en danger de la sécurité de l’Etat » et « espionnage » le 27 octobre 2008 par la Cour Populaire Intermédiaire de Lhassa.
Dans le cadre des manifestations du printemps 2008, il a été accusé de travailler avec des « organisations étrangères » Plus précisément, de travailler pour le Département de la Sécurité du Gouvernement Tibétain en exil, à Dharamsala en Inde. Il a été accusé d’avoir distribué des CDs et des tracts appelant à manifester (« mener un soulèvement populaire au Tibet »). D’après l’accusation, ceux-ci lui auraient été transmis par le Gouvernement tibétain en exil. Ils auraient contenu des informations incitant au « séparatisme »
En un mot, ces tracts appelaient à l’indépendance et au respect des droits fondamentaux au Tibet.
Toujours d’après l’accusation, il aurait transmis à l’étranger des informations sur la situation d’alors au Tibet.
L’endroit exact où Wangdue est actuellement détenu n’est pas connu. Il est fort probable qu’il s’agisse de la prison de Qushui (Chushur) où sont enfermés les prisonniers de longues peines.
En mars 2012, le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy basé à Dharamsala a reçu des nouvelles inquiétantes le concernant.
Vers la fin du mois de février 2012, selon des témoins, Wangdue se trouvait dans une chambre à l'hôpital militaire de Lhassa, gardée par trois policiers. Une de ses mains était apparemment cassée et un côté de son crâne étaient rasé, ces blessures révélant les coups dont Wangdue a dû souffrir en prison.
Les fonctionnaires de police chargés de suivre le traitement de Wangdue à l'hôpital veillaient strictement sur ses mouvements et personne n'a été autorisé à le rencontrer. Toutefois, vers le 20 février 2012, certains des membres de la famille ont été autorisés à lui rendre visite à l'hôpital.

*Le nom de Wangdue en caractères chinois apparaît parfois difficilement sur certains écrans d’ordinateurs.

Propositions de lettres en faveur de Wangdue en français et en anglais à adresser aux autorités chinoises :

Monsieur ou Madame ………………………(Nom de la personne)
Permettez-moi d’attirer votre attention sur le cas de Wangdue (旺堆) condamné par la Cour Populaire Intermédiaire de Lhassa le 27 octobre 2008.
D’après mes informations, cet homme de 41 ans, ancien moine du temple du Jokhang, travaillait pour l’Institut Barnet, ONG australienne engagée à Lhassa dans un programme de prévention du Sida.
Il a été condamné à la prison à vie et privation à vie de ses droits politiques pour « mise en danger de la sécurité de l’Etat » et « espionnage »
Il a été accusé d’avoir transmis à l’étranger des informations sur les événements du printemps 2008 au Tibet, d’avoir fait des tracts et des CDs.
Je crains qu’il n’ait été arrêté et condamné uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression.
Des nouvelles en provenance de Lhassa disent que Wangdue a été hospitalisé dans un hôpital militaire à Lhassa et qu'il présentait des blessures.
J'aimerais que vous me donniez de ses nouvelles et que, en tant que prisonnier d'opinion, il soit libéré.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes sincères salutations.

Nom, Prénom
Adresse
Signature


Mr ou Mrs…………(Nom de la personne)
Please allow me to draw your attention to the case of Wangdue (旺堆) condemned by the Lhasa Intermediate People’s Court on October 27th 2008.
According to my information, this 41year-old man, former monk of Jokhang, worked for the Barnet Institute, an Australian NGO involved in an awareness program about AIDS in Lhasa city.
He was condemned to life imprisonment and deprivation of his political rights for life on charges of “endangering state security” and “espionage”
He was charged with passing informations regarding the events in spring 2008 in Tibet to the outside world, making flyers and CDs.
I fear he was arrested and sentenced solely for exercising his right to freedom of expression.
News from Lhasa say Wangdue was hospitalized in a military hospital in Lhasa and he had injuries.
I would like you give me news from him and that, as a prisoner of conscience, he will be released.
Yours sincerely

Nom, Prénom
Adresse
Signature

Propositions d’adresses auxquelles envoyer les courriers :

(1,25 euro pour affranchissement d’une lettre de moins de 20 grammes à partir de la France à destination de la Chine)

Monsieur le Premier Ministre (Prime Minister)
Mr. Wen Jiabao
Guojia Zongli
The State Council General Office
2 Fuyoujie, Xichengqu,
Beijingshi 100017
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Fax: +86 10 65961109 (c/o Ministry of Foreign Affairs)

Madame la Ministre de la Justice (Minister of Justice)
Mrs. Wu Aiying,
Buzhang Sifabu
10 Chaoyangmen Nandajie
Chaoyangqu
Beijingshi 100020
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Fax: +86 10 6529 2345,
minister@legalinfo.gov.cn
pfmaster@legalinfo.gov.cn

Monsieur le Ministre de la Sécurité Publique (Minister of Public Security)
Mr. Meng Jianzhu Buzhang
Gong’anbu
14 Dongchang’anjie
Dongchengqu
Beijingshi 100741
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)
Fax: +86 10 63099216

Propositions d’adresses auxquelles envoyer copies de vos courriers:

Mr le Gouverneur de la prison de Qushui (Governor of Qushui Prison)
Qushui Jian Yu
Xizang Lasa Shi 850600
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine
Ambassade de Chine
11, avenue George V
75008 Paris
chinaemb_fr@mfa.gov.cn
Fax : 01 47 20 24 22
(ou l’Ambassadeur de Chine dans votre pays)

Ministère des Affaires Etrangères
Mr Jean-Marc Ayrault
37, quai d’Orsay
75 007 Paris
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/bacou/default.asp?code=actu
(Rubrique : « Réactions à l’actualité internationale »)


Merci de transmettre les copies des éventuelles réponses des autorités à :
Monique Dorizon
13 rue Charles Maréchal
78300 Poissy France
moniquedorizon@hotmail.com

Les adresses Internet ou fax mentionnées ci-dessus se révèlent parfois difficiles à obtenir …

Posts les plus consultés de ce blog

Action Tibet Post

Tibet Post: Parrainage personnel d'un prisonnier tibétain
Vous recevez par mail le dossier de votre filleul comportant les renseignements connus le concernant, des modèles de lettres (en français et en anglais) à envoyer aux autorités chinoises, l’adresse de celles-ci, éventuellement celle de la prison. Vous enverrez alors le plus régulièrement possible des lettres aux différentes autorités afin de favoriser la libération de celui qui est devenu votre filleul. Il ne s’agit en aucun cas d’un parrainage matérialisé par l’envoi de colis ou de visite au prisonnier.
Il ne vous sera jamais demandé de contribution financière
Pour participer à cette action, adressez un mail à: moniquedorizon@hotmail.com           en mentionnant "Je désire parrainer un prisonnier tibétain" ainsi que vos nom et prénom.
Cette action est soutenue par les Tibétains de l'intérieur et de l'exil.

Karma Tsewang (Khenpo Kartse) a été libéré

Libéré le 4 juin 2016
Karma Tsewang 
(Khenpo Kartse)

尕玛才旺, 堪布嘎次
est un moine de haut rang (Khenpo) très respecté du monastère de Jhapa (Gongya) Comté de Nangchen,Préfecture de Kyegudo, région tibétaine du Kham, Province du Qinghai. Il a été arrêté dans la nuit du 6 décembre 2013, à Chengdu, capitale de la Province du Sichuan, par des agents de la sécurité publique travaillant pour la Préfecture de Chamdo (Changdu), Région autonome du Tibet. Ce moine de 38 ans était très activement engagé dans le travail social et promouvait l’identité nationale et culturelle tibétaine. Depuis un certain temps, il était surveillé par les fonctionnaires locaux. Il s’était notamment investi dans l’enseignement du tibétain auprès des jeunes et avait participé activement à l’aide humanitaire apportée aux victimes du tremblement de terre en avril 2010 à Kyegudo. Il avait même interviewé des témoins de cette catastrophe et réalisé un film, qui fut ensuite interdit par les autorités. Selon des sources locales, …

Tashi Wangchuk

Tashi Wangchuk Zhaxi Wangzhu, 扎西旺珠
Tashi Wangchuk, 30 ans, originaire du Kham tibétain (Qinghai) possède une boutique et vend des produits régionaux sur Internet. Lorsque les fonctionnaires ont fermé une école dirigée par des moines pour qu’elle cesse d'offrir des cours de langue tibétaine aux laïcs, Tashi Wangchuk a cherché un endroit où ses deux nièces adolescentes pourraient continuer à étudier le tibétain. Il n’en a pas trouvé, même si la région est majoritairement tibétaine. Pour avoir exprimé ses inquiétudes au sujet des jeunes Tibétains incapables de parler couramment leur propre langue à cause de la politique d’éducation de la Chine, les autorités ont détenu Tashi Wangchuk, le 27 janvier 2016. « La culture de notre peuple se fane et elle est en voie de disparition. », « Mon objectif est de changer un peu les choses, afin d’avancer dans la préservation d’une part de la culture de notre nation », a-t-il dit. Tashi Wangchuk estime que la langue tibétaine non utilisée dans les…