Accéder au contenu principal

Phagpa













Phagpa, ancien moine, écrivain sous le nom de  « Jangnyong » (« Loup sauvage ») est originaire du village de Dowa (Duowa), Comté de Rebgong (Tongren) Préfecture de Malho (Huangnan), Région tibétaine de l’Amdo, Province du Qinghai.
Selon l’Agence de presse officielle Xinhua, Phagpa serait passé illégalement du Tibet en Inde en 2005.
 Après être retourné au Tibet, Phagpa a enseigné l’anglais dans un orphelinat et, toujours selon l’agence Xinhua, aurait tenu des « propos incitant à l’agitation, lors de funérailles de personnes s’étant immolées ».
Toujours selon ces sources officielles, Phagpa aurait possédé des documents favorables à l’indépendance du Tibet, envoyé des informations concernant les immolations à l’extérieur de la Chine, donné de l’argent aux familles des immolés et organisé une manifestation près des bureaux du gouvernement à Dowa alors qu’avait lieu le 18e Congrès du Parti communiste chinois à Pékin (novembre 2012).

D’autre part, toujours selon les autorités, à l’été 2012, Phagpa aurait fait pression sur Drolma Je, moine du monastère de Dowa, haut lieu de la résistance tibétaine, dans la Province du Qinghai, pour qu’il s’immole. Drolma Je ne s’est jamais immolé.
Pourtant, Phagpa a été condamné à 13 ans de prison par la Cour Populaire intermédiaire de la Préfecture de Malho (Huangnan) pour  « tentative d’homicide » (selon le journal « China Daily ») ou «  homicide volontaire » (selon l’Agence Xinhua).
Le tribunal semble aussi avoir accusé Phagpa d’avoir propagé des idées relatives à « l’indépendance du Tibet » et l’avoir ainsi condamné pour « séparatisme ».

Aucune information n’est parvenue sur son lieu d’incarcération, ni sur son état de santé mental ou physique actuels.

Proposition de lettres à envoyer aux autorités chinoises :
 (1,25 euro pour un envoi de moins de 20 grammes à partir de la France métropolitaine. Attention, le tarif postal augmente à partir du 1er janvier 2014)

Dear …………………………………. (Titre de l’autorité à laquelle vous écrivez, Minister, Director)

Allow me to draw your attention to the case of Phagpa (Paba, Puhua, 帕巴).
Phagpa, 27-year-old Tibetan former monk and writer (pen name "Jangnyong"), was detained by police in November 2012.
On February 8, 2013, the Huangnan Intermediate People’s Court, Qinghai Province, sentenced him to 13 years in prison, founding Phagpa guilty of "attempted homicide" and "inciting the split of the State".
Phagpa’s charge is believed to be directly linked to his allegedly favourably speaking about self-immolation, possessing pro-independence material, sending self-immolations information out of China, giving money to self-immolators’ families, and organizing a protest near Dowa (Duowa) government offices in November 2012.
I respectfully appeal for the immediate and unconditional release of Phagpa, unless he is charged with an internationally recognisable criminal offence, for assurances that he will not be subject to torture and other ill-treatment.
Yours respectfully,

Vos nom, prénom, adresse et signature

Traduction de cette lettre en français :

Monsieur le Directeur (ou Madame la Ministre), 

Permettez-moi d'attirer votre attention sur le cas de Phagpa (Paba , Puhua ,帕巴) .
Phagpa, ancien moine et écrivain tibétain (nom de plume « Jangnyong » ) de 27 ans, a été arrêté par la police en novembre 2012.
Le 8 février 2013, la Cour populaire intermédiaire de Huangnan, Province du Qinghai, l'a condamné à 13 ans de prison, trouvant  Phagpa  coupable de « tentative d'homicide » et d’« incitation à la scission de l'Etat ».
La détention de Phagpa est censée être directement liée à ses propos prétendument favorables à l'auto-immolation, la possession de matériel favorable à l’indépendance, l'envoi d'informations sur les auto-immolations à l’extérieur de la Chine, le don d'argent aux familles des immolés, et l'organisation d'une manifestation près des bureaux du gouvernement de Dowa (Duowa) en novembre 2012.
J'en appelle respectueusement à la libération immédiate et inconditionnelle de Phagpa, à moins qu'il ne soit inculpé d'une infraction dûment reconnue internationalement, à l'assurance qu'il ne sera pas soumis à la torture et à d'autres mauvais traitements.

Veuillez agréer mes meilleures salutations.

Vos nom, prénom, adresse et signature

Adresses des autorités auxquelles envoyer vos lettres :

Madame la Ministre de la Justice (Minister of Justice)
Ms. WU Aiying
Buzhang Sifabu
10 Chaoyangmen Nandajie
Chaoyangqu
Beijingshi 100020
République Populaire de Chine (People’s Republic of China)

Monsieur le Directeur du Département de la justice du Qinghai (Director of the Qinghai Provincial Department of Justice)
Mr. WANG Shengde
Qinghaisheng Sifating
11 Nanshanlu
Chengzhong district
Xiningshi 810000
Qinghaisheng
People’s Republic of China (République Populaire de Chine)

 Copies de ces courriers peuvent être envoyées à :

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères (ou Ministre des Affaires étrangères de votre pays)
Mr Jean-Marc Ayrault
Ministère des Affaires Etrangères
37, quai d’Orsay
75 007 Paris

(Sujet du message: « Réactions à l’actualité internationale »)

Madame l’Ambassadrice pour les Droits de l’Homme
Madame Patrizianna Sparacino-Thiellay
Mission de coordination pour les Droits de l’Homme
37, quai d’Orsay
75700 Paris 07 SP
Merci de me faire part de toute réponse reçue de la part de ces autorités.

Posts les plus consultés de ce blog

Yeshi Choedon

Yeshi Choedon (益西曲珍) * (ch. Yixi Quzhen) est une ancienne travailleuse sociale, âgée d’environ 50 ans, elle a été condamnée en novembre 2008, par la Cour Populaire Intermédiaire de Lhassa, à 15 ans de prison et 5 ans de privation de ses droits civiques. Selon le journal officiel communiste « Lhassa Evening News », en relation avec les événements s’étant déroulés à Lhassa à partir du 14 mars 2008, payée par le Département de la Sécurité Publique du Gouvernement Tibétain en exil, Yeshi Choedon aurait transmis des « renseignements et des informations mettant en danger la sécurité de l’Etat et les intérêts nationaux chinois » Elle a été condamnée pour « espionnage » Son « crime » est en réalité d’avoir envoyé à l’étranger (en Inde ?) des informations sur la situation et l’évolution des événements au Tibet alors que la région était interdite aux touristes et aux journalistes étrangers. Proposition de lettres (à personnaliser si vous le désirez): Monsieur ou Mada

Tashi Wangchuk

Tashi Wangchuk Zhaxi Wangzhu, 扎西旺珠 Tashi Wangchuk, 30 ans au moment de son arrestation, originaire du Kham tibétain (Qinghai) possède une boutique et vend des produits régionaux sur Internet. Lorsque les fonctionnaires ont fermé une école dirigée par des moines pour qu’elle cesse d'offrir des cours de langue tibétaine aux laïcs, Tashi Wangchuk a cherché un endroit où ses deux nièces adolescentes pourraient continuer à étudier le tibétain. Il n’en a pas trouvé, même si la région est majoritairement tibétaine. Pour avoir exprimé ses inquiétudes au sujet des jeunes Tibétains incapables de parler couramment leur propre langue à cause de la politique d’éducation de la Chine, les autorités ont détenu Tashi Wangchuk, le 27 janvier 2016. « La culture de notre peuple se fane et elle est en voie de disparition. », « Mon objectif est de changer un peu les choses, afin d’avancer dans la préservation d’une part de la culture de notre nation », a-t-il dit. Tashi Wangchuk

Thabkhe Gyatso

Le 21 mai 2009, la Cour populaire intermédiaire de la Préfecture de Kanlho (Gannan), Province du Gansu , a déclaré Thabkhe Gyatso coupable du transport et de la distribution de drapeaux comportant le Lion des neiges, symbole du Tibet, au cours de la manifestation du 15 mars 2008, d’avoir crié des slogans réclamant l’indépendance et d’avoir transmis des informations à des groupes « séparatistes » extérieurs (vraisemblablement des organisations pro-tibétaines installées à l’étranger). Thabkhe Gyatso est l’un des moines de l’important monastère de Labrang Tashikyil. Il était âgé de 31 ans au moment de son arrestation à l’intérieur du monastère, le 18 mars 2008. Il a aussi rédigé des essais publiés dans les journaux locaux sous le nom de plume d’« Amalha » La manifestation de mars 2009 à laquelle il a participé regroupait de 5 à 6 000 personnes. Organisée par des moines, elle s’est déroulée à un endroit connu sous le nom de Choeten Karpo (Stupa blanc). Là, a été